« Monsieur Henri » a été victime du « subterfuge de la belle » selon l’expression en vogue dans les services chinois : « de jolies jeunes femmes, pas farouches, plutôt que
des barbons sérieux »écrit l'auteur.
Politiques, universitaires, militaires, espions, leurs « victimes » sont
nombreuses. « Un attaché en charge du nucléaire en fera les frais ». Une anecdote parmi d’autres qui apporte la preuve des lacunes françaises en matière de sécurité à l’étranger.
Quelques années plus tard, l’ex-officier de la DGSE serait toujours en Chine, vivrait « sous la bienveillante protection des
services locaux » et aurait approché un représentant des Français de l’étranger pour savoir comment percevoir
sa retraite. Sa « concubine » travaillerait pour une entreprise…française comme chargée de communication.
C’est l’une des nombreuses révélations que contient le livre Les diplomates, une enquête
du journaliste Franck Renaud, qui sortira en juin, véritable plongée dans « l’univers feutré » du quai d’Orsay et de ses ambassades.